Déserts médicaux. Le conseil départemental doit opter pour le service public !

Alors que les déserts médicaux touchent toujours plus nos territoires, le gouvernement s’enfoncent dans le cynisme, à grands renforts de communication mais toujours sans une volonté réelle de développer un véritable service public de soins de proximité. L’élaboration du Schéma départemental d’amélioration de l’accessibilité des services au public (SDAASP) proposé par le Conseil départemental du Tarn-et-Garonne et l’Etat pour la période 2018/2023 n’échappe malheureusement pas à la règle.

Derrière les beaux titres et une communication soignée, pour “favoriser un accès aux services pour tous et partout, adaptés aux modes de vie, aux usages et aux pratiques de chacun”, la majorité départementale admet dans la presse être “particulièrement préoccupée” par le manque de médecins.

Elle s’obstine pourtant à considérer le Tarn et Garonne et sa patientèle comme un marché potentiel qu’il s’agit de rendre attractif afin d’attirer les praticiens libéraux. La fédération Tarn et Garonne du Parti communiste Français dénonce ce choix qui n’a pour effet que de dégrader l’accès aux soins des Tarn et garonnais.

A l’inverse, les communistes défendent l’idée d’un service public départemental de soins de premiers recours. Les centres de santé publics, de par leur définition dans la loi, permettent de garantir à la fois des conditions de travail attractives via la médecine salariale, le regroupement et le travail d’équipe, mais aussi l’égalité d’accès aux soins pour tous avec un projet médical visant à mailler totalement le territoire.